Un séjour aux Galapagos est aussi l’occasion de constater combien l’homme détruit la planète. Il suffit de se rendre sur les quelques îles qui ont été colonisées par l’homme, parfois par de très modestes populations (20 ou 30 personnes ont habités, et ce pendant une vingtaine d’années seulement, l’île de Floriana par exemple) et constater combien l’écosystème a été chamboulé. Très peu d’animaux visibles (décimés surtout par les « compagnons » de l’homme que sont chiens, chats, chèvres, cochons… et surtout les rats livrés avec les marchandises), une flore bien maigre et des eaux peu poissonneuses. Plus de tortues, plus d’iguanes, très peu d’oiseaux sur cette île. 3 des 11 espèces de tortues endémiques ont disparues depuis un siècle, les requins font l’objet de braconnage régulier pour leurs ailerons, si prisés en Asie, …
Paradoxe parfait de notre monde, il faut, pour se rendre compte de ce désastre, se rendre sur place à bord d’un bateau de croisière consommant en permanence du diesel pour maintenir les cabines archi-climatisées et permettre aux 3 cuisiniers de préparer des repas pantagruéliques…
Reconnaissons que le Parc National et la fondation Charles Darwin (http://www.darwinfoundation.org) font un travail remarquable, financé notamment par la présence touristique. Éradication des animaux nuisibles (2 ans de chasse à la chèvre en hélicoptère sur Isabella !), sensibilisation des populations locales et des visiteurs, en particulier les enfants, mise en place de quotas de pèche, lobbying pour empêcher l’arrivée de méga-yachts de croisières américains (2 bateaux de 500 passagers ont fait part de leur volonté d’opérer dans le parc)...
Mais l’équilibre tourisme / conservation est pour le moins précaire...



pas du stupide mon comportement écolo ...
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