dimanche 28 novembre 2010

WILD WILD WEST ... EN DIRECTION DU SALAR D'UYUNI

Il est temps de mettre à l’épreuve notre 4x4 et tester nos aptitudes à naviguer. Et bien nous sommes servis ! 

Si nous avons bien une carte de la Bolivie sur notre GPS, celle-ci n’est pas « routable » (= il n’est pas possible d’obtenir un itinéraire d’un point A à un point B). Et comme la plupart des pistes ne sont soit pas répertoriées, soit mal répertoriées (elles débouchent parfois sur des grandes barrières… ou une rivière infranchissable nous forçant à faire demi-tour !) nous naviguons au cap. Nous suivons des pistes et quand la direction n’est plus bonne, nous essayons de couper à travers champs, pour en retrouver une qui permet de rectifier l’itinéraire. Et bien sur, nous adorons ça ! Ca nous éclate !

 
Nous traversons donc l’Ouest Bolivien à la frontière du Chili, sur ces pistes interminables. C’est la conquête de l’Ouest, ne manque plus que Butch Cassidy et le Kid. Nous traversons des villages fantômes, où vu l’état des maisons sans toit ou presque, nous croyons que plus personne n’y vit. Quand généralement, une petite grand-mère sympathique surgit de nulle part pour nous aider à retrouver notre route. Nous ne croisons pas une voiture de la journée, sauf un camion embourbé dans le sable, qui nous a sans doute évité de nous planter au même endroit.


Nous découvrons aussi que nous avons un 4x4 d’enfer ! On comprend pourquoi cette vieille voiture ne correspondant plus franchement aux standards modernes, est encore fabriquée aujourd’hui. Elle passe partout : sur les pistes défoncées pleines de cailloux, sur la tôle ondulée, sur le sable, dans l’eau, dans la boue, absolument partout et sans difficulté. Nous y avons quand même laissé un des écrous de la roue arrière gauche  (« un goujon » parait-il !), qui fait du coup un drôle de bruit.

Nous nous arrêtons dans un village pour resserrer les écrous de la roue et refaire le plein. Ici, pas de vraie station service, 4 grands bidons dans une petite échoppe. Le patron verse 20L de diesel dans un petit bidon qu’il porte à bout de bras, prend son tuyau et siffonne à la bouche pour faire rentrer le diesel dans notre réservoir.  

Petit stress : Lors de cette petite halte, nous avons perdu l’écrou servant à resserrer les écrous anti-vol de notre roue bringuebalante. Or cette pièce est unique et introuvable ! Et nous nous en rendons compte en étant déjà bien avancés dans le Salar. Nous fouillons intégralement la voiture, vidons tous les sacs, sous les fauteuils, dans la trousse à outils ! Rien ! 

Jérome:            « Les enfants, y avez-vous touché ? »
Jules :               « Oui, mais je te l’ai redonné, Papa »
Emilie confirme: « Oui, je lui ai dit de te le rendre, Céleste ? » 
Céleste :           « Qu'est-ce que c’est ? » 
Jérôme :           « je l’ai peut-être posé sur la roue arrière, et il est tombé quand nous roulions ? » 

Aie, Il faut absolument faire demi-tour pour essayer de retrouver cette pièce au village! Nous mettons la fonction « track-back » du GPS pour repasser sur nos traces. Quand au bout de 500m, nous pensons à vérifier dans les aumonières des fauteuils … et la voilà ! Qui l’a mise ici ? Nous ne saurons jamais, aucun de nous ne se souviens l’avoir posée ici ! Mais ouf, nous pouvons continuer de rouler.

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