Petit retard pour Mam'B, qui rate sa correspondance à Santiago du Chili. Et pourquoi ça ? Pour avoir cherché à truander la douane en faisant passer sous le manteau quasiment un kilo de ... saucisson lyonnais !!!!
C'est elle même qui vous racontera ses aventures ici :
Bonjour le Chili ! Voyage OK, même si le dîner servi 50 minutes après le départ (1 heure du matin) est déroutant. J'arrive à dormir presque 6 heures. Puis regarde d'un oeil deux films sans intérêt.
L'avion atterrit avec 20' de retard. Ça va être juste pour la correspondance pour Calama. Formalités de police, file d'attente impressionnante, à croire que tous les vols internationaux arrivent à la même heure à Santiago ! J'avise un gradé et lui montre mon billet pour le vol intérieur (je ne parle pas un seul mot d'espagnol...). En ronchonnant, il me fait passer sous les barrières, mon attente dure 5' seulement. Je cours au retrait des bagages. Ma tente sort la première. La valise, malgré son étiquette " prioritaire" tarde.
J'empile tout sur un chariot et je fonce vers la sortie et les correspondances domestiques. Via la douane.
Et c'est là que les problèmes commencent!
Sur le formulaire, j'avais coché rien à déclarer en matière de produits alimentaires. Menteuse ! J'ai deux superbes saucissons secs de chez Colette Sibilia, bien empaquetés sous vide.
Je pose tous les bagages sur le tapis roulant du scanner, les récupère vite, et fait comme si le "senora" du douanier ne me concernait pas. Je ne parle toujours pas espagnol ! On me rattrape et le douanier me demande de vider ma valise. La passagère qui était près de moi dans l'avion sert d'interprète. "quelque chose de long ? C'est un jouet pour les enfants". " il dit que c'est un salami, et qu'il faut vider vider valise".
Et comment je l'attrape ma correspondance ?
C'est moi qui suis attrapée...
Je suis un autre douanier, qui pèse l'objet du délit (900 gr quand même !) et remplit le constat d'infraction, avant que je sois déférée devant un supérieur. Je risque 300 dollars d'amende. Ça fait chère la tranche de saucisson, qui de toute façon sera détruit.
J'attends mon tour (avec tout ce qui a été confisqué ce matin, y a de quoi nourrir un régiment), je brandis mon billet pour passer en urgence, et suis reçue dans un bureau, comme une délinquante. Faut que tout soit réglé en moins de 5 minutes.
Hélas ! L'ordinateur de la femme officier ne veut pas se mettre en action. Elle passe sous le bureau, débranche, re-branche, j'essaie de lui faire voir que la petite lumière verte clignote, elle ne comprend pas, elle appelle un collègue qui passe sous le bureau, débranche, re-branche, un deuxième qui tente les mêmes manœuvres, avant qu'un troisième se contente s'appuyer sur le bouton marche. Ouf ! L'heure limite d'enregistrement de mon vol est passée, mais je m'étais inscrite en ligne. Avec un peu de chance...
Et là, début des négociations ( je rappelle à ceux qui l'auraient oublié que je ne parle toujours pas un seul mot d'espagnol). Deux condamnations me menacent, avec doublement de l'amende : tentative d'introduction de matière dangereuse (je n'ai jamais vu quelqu'un se blesser avec un saucisson, même très sec....) et fausse déclaration.
Je mime la fatigue, je dessine mon périple depuis vendredi (Shanghai/Paris/Lyon/Paris/
Je m'en tire sans condamnation.
Le kilo de papillotes, lui, est passé sans problème...
Le vol pour Calama est clos, j'en suis réduite à 5 heures d'attente dont je me serais bien passée (seul intérêt, j'ai le temps d'écrire), et je suis en stand-by sur le prochain vol. Je croise les doigts pour pouvoir partir, j'ai quitté la maison il y a plus de 27 heures maintenant....
Ça y est, j'y suis ! Je viens de retrouver les petits chéris à Calama, 2400 mètres d'altitude. Je suis partie de chez moi il y a 33 heures...
Dommage pour pour saucisson, mais Mam'B arrive en chair et en os
Pour la suite des aventures de Mam'B: http://unangeavecunnezrouge.blogspot.com/
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