mardi 15 février 2011

CHAPITRE 2 : RAPANUI, OU L'ILE DE PÄQUES


Le 1er chapitre de notre voyage (et le plus grand aussi) va bientôt se refermer. Nous pensions que l’Amérique Latine allait finir avec l’Ile de Pâques et nous découvrons en fait que culturellement, l’ile de Pâques n’est pas du tout rattachée au Chili, mais complètement à la Nouvelle Zélande. En fait, nous sommes déjà dans notre chapitre 2, dans le triangle polynésien.

L’ile de Pâques n’est pas une ile facile. On ne se laisse pas envahir par son mystère comme le décrivent tous les guides sur le coin, comme ça en un clin d’œil. Nous avons même failli être déçus au bout de la 1ère journée. Non, nous n’avons pas senti le « Mana » des grands Moais situés un peu partout sur l’ile. Non, nous n’avons pas senti l’atmosphère magique des lieux…

Mais l’ile se fait plus docile dans les jours qui suivent. Nous découvrons de plus en plus les légendes, nous en comprenons mieux ses mystères et surtout nous découvrons toutes les festivités du Tapati, le grand festival annuel local. Et là, quelle bonne surprise, il ne s’agit pas vraiment d’un grand show à « toutous », mais une vraie fête à l’âme locale, menée de façon très impliquée par toute la population, qui cherche par ce festival, à se récréer des racines (racines toutes anéanties par les famines, la déforestation, les rapts d’esclaves par les Européens, les maladies etc…).

Nous nous sommes régalés à jouer le jeu de l’élection de deux candidates, Pua et Maraki, pour savoir laquelle allait être la reine de l’année de l’ile. Le principe : pendant 10 jours, deux candidates s’affrontent au travers de différentes épreuves très variées, impliquant tous les Rapanuis en équipe. Celle qui gagnera le plus de points deviendra la reine. Compétition de cheval, concours de pêche, danses locales, défilés, grands spectacles nocturnes… nous sommes directement plongés dans une atmosphère polynésienne, plus que pêchue et sympa. Les costumes sont magnifiques, les traditions nombreuses…  Nous sommes même très déçus de rater les deux derniers jours du festival où nous aurions nous aussi pu être relookés en tenue locale (maquillage et pagne obligatoire pour tous !) ! Ca aurait pu vraiment être drôle !

Bref, après une arrivée mitigée, nous partons emballés par l’ile et regrettons même d’en partir si tôt ! 

En prime photo, un Best-off (gigantesque) de tatouages vus sur l’ile. Tout le monde est tatoué, tous !!

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