« Emilie, le bus est parti sans nous ! »
Aujourd’hui, le pire de nos cauchemars est arrivé : le bus est parti sans nous, mais avec Jules et Céleste dedans !
A 11h15, nous prenons place à bord d’un bus pour Moni. Le départ est annoncé à 12h. Parfait, ça nous laisse le temps d’aller chercher à manger et à boire dans le petit warung à 30m du bus.
Le temps de faire nos achats Jérôme et moi, nous découvrons avec horreur en sortant, que le bus n’est plus là. Il y a bien un autre bus identique à la place mais sans bagages sur le toit ni Jules et Céleste dedans !
Sentiment de panique atroce. Jambes qui se dérobent. Très vite, tout les gens nous disent « le bus revient, le bus revient, pas de problème ». « Oui, mais les enfants sont dedans, tous seuls ! ». Jérôme saute sur un taxi-mobylette et moi reste sur place au cas-où le bus revienne avant que Jérôme ne l’ai retrouvé !
En 10mn de mobylette Jérôme rattrape le bus, qui allait chercher des plaques de tôles ondulées avant de revenir au terminal.
Jérôme retrouve les enfants dans un bel état de panique, recouverts de larmes sur tout le visage. Le chauffeur, après que les enfants lui ont crié « Dady, mamy …», leur avait fait un signe pour leur faire comprendre qu’il retournait au terminal, mais forcément nos pauvres loulous n’avaient pas compris et continuaient de pleurer tout ce qu’ils pouvaient. Quelqu’un avait eu la gentillesse dans le bus de leur passer un téléphone portable, mais ne sachant pas quoi en faire, Céleste croyait qu’on lui avait passé un téléphone pour qu’elle joue en attendant notre arrivée !
Bref, le chauffeur s’est fait insulté par Jérôme. S’emporter, c’est la honte suprême pour tout Indonésien, mais tant pis, ça fait du bien. Et surtout, ça permet de se dire avec tout la mauvaise foi du monde, que ce n’est pas la faute des parents indignes d’avoir laissé les enfants seuls dans le bus, mais du chauffeur, qui aurait du faire demi-tour quand il a compris que nous n’étions pas dans le bus !
Message pour Jules et Céleste : vous êtes très courageux, et vous devez savoir que les parents n'abandonnent jamais leurs enfants, sauf dans les contes de fées. Je crois que vos parents ont du avoir encore plus peur que vous, et que, à l'intérieur d'eux, ils ont aussi pleuré...
RépondreSupprimereh bien Jules encore une aventure à raconter à Félix !
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